On clôture la saison au Palais ce 6 mai face à Gravelines-Dunkerque. On sait depuis une semaine que l’Elan n’ira pas en play-off et qu’il ne descendra pas en ProB si le résultat de Paris-Levallois à Chalon-sur-Saône est conservé. Triste épilogue pour une saison prometteuse au départ (rappelez vous le match des Champions en ouverture face au champion roannais) mais qui tourna rapidement au désastre. Après les remaniements de décembre l’équipe est remontée de la dernière place à la 9ème sans pouvoir passer ce cap pour s’aligner en post-saison. Dommage pour les supporters qui reprenaient espoirs à l’image des affluences qui augmentaient. Malheureusement Cholet et Hyères-Toulon sont venus à Pau faucher les derniers rêves.
Pour la der, l’Elan accueille le BCM. Un club qui aura eu aussi son lot de galères et pas au mieux depuis la dernière défaite au Sportica face à Chalon-sur-Saône. Avec un seul petit point d’avance mais le goal-average favorable sur Paris-Levallois, les maritimes viendront en Béarn chercher la victoire pour assurer définitivement le maintien.
Gravelines… Le match aller était le point de départ du renouveau de l’Elan puisque les palois remportaient en Côte d’Opale leur premier match sur terrain adverse. Il faudrait pour ce match retour laisser la meilleure image possible mais les joueurs n’ont-ils pas déjà la tête ailleurs ? Face à une équipe concentrée, comment l’escouade béarnaise va réagir ? Laurent Mopsus doit chercher les mots pour motiver ses troupes et achever le travail de la meilleure façon possible. La bataille sous les panneaux donnera une réponse aux spectateurs.
En effet, le secteur intérieur gravelinois, débarrassé du phénoménal mais fantasque Joe Bunn (il n’a pas foulé le parquet mardi dernier après sa suspension pour avoir saccagé le vestiaire de Strasbourg, mécontent qu’il était de son temps de jeu), se débrouille avec les seuls Vincent Grier et Jérôme Schmitt. Si Déji, Ludo, Antywane (en appel après quelques matchs ternes), Thierry et Fernando surpassent leurs adversaires alors il sera très dur au BCM de l’emporter. Attention quand même à Stephen Brun toujours capable de s’enflammer mais aussi, heureuse surprise pour le basket français, à Thomas Dubiez euphorique depuis quelques rencontres. Ce quatuor majeur est drivé par Michaël Mokongo de retour dans l’hexagone. L’entraîneur Philippe Namyst a pris le parti de garder sur le banc deux américains : le tonique Tony Stanley et l’ailier fort Marcus Slaughter. Bref, la rotation est limité à 7 joueurs mais on a vu face au HTV que cela pouvait être suffisant face à des béarnais dépassés.
Pour en revenir aux nôtres, on demande juste qu’ils se lâchent sur ce match, qu’ils se fassent plaisir et, par la même, fassent plaisir aux fidèles du Palais des Sports.
Et s’ils pouvaient rendre le sourire au petit monsieur assis près de la table de marque et qui doit vivre, lui, son dernier match en temps que président ce serait une preuve de respect vis-à-vis des 40 années passées au service de son club de toujours et de ses chers joueurs…