[ProA - J19] Seules les mathématiques...Article rédigé par Fred, le 01 mars 2009 |
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Défait par Roanne (66-88), l'Elan sombre à quatre victoires du maintien. Sans l'état d'esprit nécessaire à un match aussi important, les Palois n'ont pas existé et n'ont envoyé qu'un seul message à leurs supporters: seule l'arithmétique ne garantit pas aujourd'hui que la saison prochaine se fera en ProB...
Le regard est noir, le discours clair et tranchant. "Moi et mon staff sont extrêmement déçus par le comportement de certains de nos joueurs". Laurent Mopsus en a gros sur la patate et, pour la première fois depuis sa prise de fonctions, exprime son ras-le-bol. L'Elan qui n'a encaissé moins de 80 points qu'à une seule reprise cette saison (face à Roanne, au match aller) ne défend pas. Toujours pas. L'embellie de Janvier avait permis d'occulter ce point grâce à une attaque de feu. Depuis, la machine a vu rentrer du sable dans ses rouages et février s'est transformé en long chemin de croix, avec six défaites, trois en championnats et trois lors des matchs amicaux face à des équipes espagnoles. On n'a pas vu Jean-Denys... Mais hier soir, il y eu une cassure. Un manque patent. L'impression qu'après le panier inaugural de Thomas Heurtel, il n'y avait rien à faire, rien qui ne mérite la peine de se battre. Roanne prit l'offrande grâce à Chris Monroe (que l'on disait pourtant en bisbille avec son coach) auteur de 10 points lors du premier quart-temps, bien soutenu par Uche Nsonwu et Marc-Antoine Pellin. A -11 après 10 minutes, on se croyait revenu trois mois en arrière, quand les adversaires étaient autorisés à venir piétiner l'Elan, en s'installant confortablement dans la raquette (les Roannais réussirent leurs huit premiers tirs à deux points), sans être pour le moins du monde contestés. Mais de réaction il n'y eut point, Monroe continuant le festival pour des Choraliens bien trop tranquille (20-37, 14ème) qui n'avaient rien à forcer pour atteindre la mi-temps avec 95% du chemin fait (35-52). La preuve du calme qui régnait côté visiteur? On n'avait pas vu Jean-Denys Choulet. L'entraîneur des champions de France 2007, caractère bien trempé, n'eut nul besoin de s'agiter ni de prendre un temps-mort de toute la partie. S'il regrettera après coup le manque de réussite de ses troupes (11/35 soit 31% à trois points), ça ne porta aucun préjudice au déroulé de la partie. L'écart final fut acquis des la 26ème minute (42-65) et les tentatives de Digbeu (à créditer d'un bon premier match), Rimac et Page ne changeait rien à l'affaire, qui était bien dans la poche adverse. Petit cours de maths Avec les exploits de Rouen (qui l'a emporté d'un point à l'Astroballe) et du Havre (vainqueur de Nancy), la réalité fait mal. La ProB est là, toute proche. Les attitudes de certains n'ont emballé personne et surtout pas donné l'idée que le discours volontariste tenu par Alain Digbeu dans les coursives du Palais ("il reste 11 matchs, on les jouera tous comme des finales") puisse résonner au delà de ceux qui seront présents pour la saison prochaine, quoi qu'il advienne de la fin de la présente. Mais plus grand monde n'y croit tant il est difficile de voir de l'espoir dans les chiffres... Quatre victoires de retard sur le premier non-relégable à onze journées de la fin, cela situe le prix du maintien à sept ou huit victoires d'ici l'échéance. Et comme vous serez assez grand pour le constater par vous-même, le calendrier n'autorise guère à rêver d'une telle folie... Si votre équation diffère de la mienne, tant mieux, c'est qu'il vous reste probablement l'once d'espoir qui doit continuer de guider l'équipe dans les deux derniers mois et demi de compétition. Sinon, le constat est cruel mais sans appel. Limoges, nous voila...
Crédit Photo: Site Officiel de l'Euroligue |