Interviews

Comme promis voici la deuxième partie de l'interview accordée par Gérard Bouscarel à Prof

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Prof : Qui sont les 5 plus grands joueurs de l'histoire de l'ELan (pas en taille bien sur) ?
Gérard Bouscarel : Pour moi, sans hésitation Howard Carter, Mike Jones, Antoine Rigaudeau, Gidza Muresan et Alain Larrouquis.
Prof : Justement peux tu nous donner quelques news des anciens qui ont laissé de grands souvenirs : Howard.
Gérard Bouscarel : Il va très bien, il travaille à Baton-Rouge, il s'est sorti avec une force de caractère qu'on ne lui connaissait pas de sa maladie et aujourd'hui c'est un papa responsable avec lequel on est en relation constante.
Prof : Gidza ?
Gérard Bouscarel : Il a vécu un trou noir après sa retraite, vraiment, en a voulu à la terre entière, il s'est coupé du monde entier. Et là il vient de retrouver trois activités dont une avec la NBA, et on a retrouvé des nouvelles avec Gidza.
Prof : Reggie Smith ?
Gérard Bouscarel : Malheureusement, il ne peut plus rejouer au basket, a toujours gardé des séquelles de son terrible accident ici, et on l'a un petit peu perdu de vue et on a quelques scrupules à le relancer parceque pour lui Pau, c'est vraiment un point noir sur la carte du monde.
Prof : Ronnie Smith ?
Gérard Bouscarel : Ronnie, c'est un petit peu l'énigme, il envoie un mail tous les 4 -5 mois, mais il ne répond jamais à ceux qu'on lui envoie... Mais il prend des nouvelles.
Prof : Et pour finir Terry Catledge?
Gérard Bouscarel : Normalement il a une carte à l'année dans les loges, mais il ne l'a pas encore utilisé, car il voudrait un parking avec et on n'en avait plus... (cela dit dans un sourire...)
Prof : Quelle a été la première fratrie à jouer en coupe d'Europe à l'ELAN ?
Gérard Bouscarel : 77, la première fratrie ça ne peut-être que les Gadou.
Prof : (je précise alors la suite de la question, formulée par un de nos forumeurs) Les frères PAGE (lors de la coupe KORAC 76/77 contre la joventud de BADALONE) ou les frères GADOU ?
Gérard Bouscarel : Non non non, ça doit être les frères Gadou... (il se tourne alors vers l'arrière de son bureau et sort un classeur dans lequel sont consignés tous les rosters de l'Elan depuis 1976, il est évident que ce sont bien les Gadou, puisqu'en 1976, l'Elan n'était pas en Coupe d'Europe, et que de toutes façons, les frères Pages, ne jouaient plus, à cette époque là)
Prof : Le record de l'ELAN en championnat de France (Play-OFF compris) est de 70 points sur la première mi-temps d'un match (à Nancy / match de play-off retour en 2002), quelle est celui sur une 2ième mi-temps ? (Pour notre forumer c'est 72 points contre Saint-Etienne lors de la saison 1985-86).
Gérard Bouscarel : (il reprend son classeur, qui contient aussi la liste de tous les plus gros scores de l'Elan) On a marqué 79 points le 16 mars 1991 contre Antibes (79-56 en seconde mi-temps moins 16 au repos plus 12 au final, et le match se finit sur deux prolongations)
A ce moment nous sommes obligés de faire une pause, le Prési demandant à Gérard de le rejoindre dans son bureau...
Prof : Notre forumer a consigné sur des tableaux tous les résultats de l'ELAN en Nationale 1 pour peut-être les intégrer au site internet si tu le souhaites, comment peut-il te les présenter pour que tu puisses les vérifier ?
Gérard Bouscarel : Je suis un ignare complet d'Internet. Grâce à la formation que m'a donnée Christian Gout, j'ai le basique pour entrer les news, que je sois, en Turquie, en Israel ou à Moscou, et donner de l'information rapidement, mais alors, vraiment, au niveau technique, à part mettre une news en ligne sur le site je ne sais rien faire d'autre. C'est une bonne idée de mettre tous les résultats, ce serait bien de prendre contact pour ça avec Christian Gout, (le responsable du site officiel). On peut les vérifier ensemble, il peut les faire passer par Christian qui est lui aussi un passionné de l'histoire de l'Elan, il n'y a aucun soucis, plus on pourra enrichir le site et mieux ce sera.
Prof : Une fête est-elle prévue pour les 30 ans (le 28/04/2005) du premier titre de l'ELAN en Nationale 2 en 1975 ? (Hisser au toit du palais un fanion de ce titre à cette occasion)
Gérard Bouscarel : On essaie de prévoir une fête pour la fin de saison effectivement, pas spécialement pour les 30 ans du titre de Nationale 2, mais une fête est en perspective car on n'a rien fait pour les abonnés cette année.
Prof : Pourquoi Karim Gharbi n'a pas été retenu par l'élan ? Au moins en espoirs ?
Gérard Bouscarel : Oui je crois qu'il est venu, a passé des tests à l'Elan, et j'avoue que là c'est mes tous débuts au club, et je n'ai pas un souvenir très précis, mais qu'il soit venu faire des tests et qu'ils n'aient pas été concluant, ça oui...
(là nous sommes interrompus par un coup de fil d'un Italien demandant, entre autres des renseignements sur un médecin Palois spécialiste de Pubalgie, un de leurs joueur étant empêché de jouer actuellement...)
Prof : A quand le 300ième match de l'ELAN en Coupe d'Europe ?
Gérard Bouscarel : Je suis étonné qu'un internaute ne sache pas qu'on a déjà dépassé les 300 matchs en coupe d'Europe... (il reprend son classeur) Mercredi contre Trévise ce sera le 344ème...
Prof : A propos de Coupe d'Europe, des rumeurs circulent sur la nécessité de terminer, suivant les sources dans les 5 premiers ou les 8 premiers du Championnat de France pour que l'Elan participe l'an prochain à l'Euroleague, qu'en est-il ?
Gérard Bouscarel : Il y a des clubs qui ont des contrats garantis par l'Euroleague 3 ans (dont le notre) et ces contrats seront respectés, ensuite il est clair que ne se produira plus la situation qui s'est produite l'an dernier en France. Mais un club comme l'Elan Béarnais a un contrat garanti jusqu'à l'an prochain, et il n'y a pas de clauses.
Prof : Est ce que tu n'es pas écoeuré de voir les pratiques financières de certains pays?
Gérard Bouscarel : Ecoeuré, faudrait avoir la nature exacte, ils ont de l'argent, ils l'utilisent. On dit beaucoup de choses mais on ne prouve rien, on dit "les russes c'est l'argent de la mafia", c'est bien beau de le dire mais ça ne parait pas si simple que ça. On était à Moscou, en même temps qu'un journaliste de l'Equipe qui faisait une enquête sur ces moyens russes, et jusqu'à preuve du contraire, à moins d'être de la DST ou des Renseignements Généraux, on ne peut pas apporter la preuve que leur argent soit sale. Ce sont des Magnats des batiments publics qui s'investissent et Monsieur Rubshenko a mis une fortune colossale dans le club de Moscou. Les russes, il y a 15 ans ils arrivaient à Pau avec une boite de caviar qu'ils échangeaient contre une paire de basket, aujourd'hui ils offrent un contrat à Marcus Brown, qui dépasse encore ce qu'on a pu imaginer, c'est Marcus, lui-même qui me l'a dit. Du temps où monsieur Yanakopoulos envoyait un chèque en blanc à Dominique Wilkins, on s'étonnait moins, c'est exactement pareil, on sait que Yanakopoulos a une fortune colossale, et que pour lui acheter Wilkins, 3 millions de dollars, c'est comme payer un parcmètre pour nous. Ecoeuré, non mais un peu dépité, oui, sachant que nous reculons.
Prof : Comment l'ULEB et/ou la FIBA pourraient instaurer une DNCG européenne?
Gérard Bouscarel : C'est son voeu, j'étais à Kaunas au mois de novembre lors de l'assemblée générale de l'Euroleague, des 24 clubs et il y a eu une proposition, qui émane de la France d'ailleurs, et que l'Euroleague voudrait mettre une DNCG effectivement. Mais comment mettre une DNCG dans un pays où les règles ne sont pas les mêmes. Sur le plan de l'Union Européenne, on peut arriver à obtenir les renseignements puisque tous les pays sont avec la même législation. Mais dans les pays qui ne sont pas soumis aux lois européennes, je ne vois pas comment on va pouvoir instaurer des choses qui n'existent pas. Et puis il y a des fonctionnement différents, il faut quand même savoir qu'à Efes Pilsen, personne n'est salarié d'un club, ils sont tous salariés de l'entreprise Efes Pilsen, qu'il soit chauffeur-livreur des bières le matin dans Istanbul ou qu'il soit soigneur ou qu'il soit responsable du plancher il est salarié de la même entreprise. C'est une entité complètement différente.
Prof : Quand Pau-Orthez sera champion d'Europe ???
Gérard Bouscarel : (après quelques secondes d'hésitation) Joker
Prof : Comment différencies-tu le basket et la vie de l'élan d'Orthez et celui à Pau ?
Gérard Bouscarel : On dit aujourd'hui qu'on est une PME qui joue contre les Multinationales quand on va jouer contre Moscou, et bien disons qu'à Orthez on était un artisan qui faisait du travail d'orfèvrerie et que aujourd'hui on est devenu une PME.
Prof : Est-ce, d'après toi, significatif d'une certaine mentalité de la ville qu'il n'existe toujours pas, après plus de 12 ans d'installation du club à Pau, un début de lieu de rencontre mythique et familial comme c'était le cas chez Moulia à Orthez?
Gérard Bouscarel : Je pense que c'est lié au fait que, sans être une grande ville, Pau est une ville avec des poles d'attraction multiples, qu'il y a plus de 160 assocuiations, que Pau se dilue et qu'on n'a pas cette culture à Pau où la vie est trop belle pour que les gens se ressèrent sur quelque chose. C'est pas propre à nous mais à la qualité de vie paloise, l'Elan fait partie d'une palette de loisirs, aujourd'hui, et de hauts-lieux de rendez-vous mais on n'est pas plus privilégié que la Section Paloise, que le football, que le ski, que la mer, que les tapas en Espagne, que le VTT, que la montagne. Ce qui fédère c'est la pauvreté et la rareté, c'est vrai qu'à Gravelines il y a 5 000 habitants, un froid de canard et le BCM, donc automatiquement les gens vont dedans, au bar et derrière le BCM. A Orthez c'était obligatoirement fédérateur, un club Européen, et en plus Moulia était à 50 mètres de là. C'est lié à l'évolution des loisirs en France, il y a 20 ans on parlait de 4 grandes disciplines, le foot, le rugby, le hand et le basket en sports collectifs. Aujourd'hui on parle de 52 000 sports, loisirs, distractions. Je fais personnellement du jogging, je cours depuis 14 ans, pour essayer de m'entretenir un peu, je vois le bois de Pau il y a 14 ans et je vois le bois de Pau aujourd'hui, je n'ai jamais eu de problèmes pour me garer au bois de Pau un dimanche, aujourd'hui à partir de 11h ce n'est plus la peine, on ne peut pas se garer. C'est une évolution.
Prof : Question qui recoupe la précédente: Si les dirigeants de l'Elan Béarnais comme toi sont très bons pour continuer à faire perdurer les valeurs ancestrales du club en interne, ne reconnaissez-vous pas que vous n'avez jamais vraiment fait l'effort (hors vos grands affichages) d'en imprégner sur la durée les lieux populaires de la ville de Pau comme dans les quartiers Ousse des bois, Saragosse, Berlioz, les Fleurs, Camors, Carlitos, Billère Nord, Perlic Lons... etc..?
Gérard Bouscarel : On ne peut pas vendre une culture, une culture on l'a ou on l'a pas. On y adhère, on ne forcera pas quelqu'un à être catholique ou musulman, à être sectioniste ou Elan, à être laïc ou patronage, il faut la liberté, la culture c'est quelque chose qu'on a d'ancré chez nous et c'est bien. On le rencontre au niveau du basket, on voit bien que ce mélange de cultures avec les Bosman A, les Bosman B, les amériacains font qu'on a de plus en plus de difficulté à avoir une culture, mais ça c'est la nature du sport professionnel aujourd'hui, c'est pas nous qui l'avons voulu ce sont nos gouvernants.
Prof : Il y a quelques années, des membres du staff et de l'équipe rendaient visite aux détenus de la prison de Pau. Etait-ce une demande "politique" ou un"coup de coeur" du club ?
Gérard Bouscarel : Là aussi, c'est lié à des personnages, il y avait à la prison de pau, un passionné de basket, le prof de gym, et il avait demandé à l'Elan de se rendre à la prison et on s'y est rendu, aujourd'hui on ne se rend plus à la prison parceque la prison ne resent peut-être plus le besoin d'avoir les basketteurs. Aujourd'hui on va davantgae dans les collèges et dans les écoles, cr ils nous demandent. Il y a beaucoup de choses qu'on fait et que les gens ne savent pas, il n'y a pas toujours la presse, mais dès qu'on va dans une prison, il y a tous les appareils photo et les caméras du Sud-Ouest. Quand on va rendre visite à un enfant malade à l'hôpital, il y a moins de monde...
Prof : Pourquoi ne voit on jamais un joueur de Pau, et ce depuis Funderburke, à plus de 16-17 points par match ?
Gérard Bouscarel : Parceque le niveau américain baisse tout simplement, aujourd'hui, les maéricains ne sont plus systématiquement des renforts.
Prof : Pourquoi ne pas faire jouer Cissé autant que jouaient Piétrus et Diaw à son age??
Gérard Bouscarel : Il y a un entraîneur qui entraîne deux fois par jour, 8 fois par semaine des garçons, et qui au niveau du temps de jeu apprécie en fonction du travail fourni par les gens, le temps de jeu. Un temps de jeu ça se mérite, ce n'est pas sur un potentiel, c'est pas sur un âge, et c'est à l'entraîneur de décider. C'est comme dans tout, chacun son métier, si l'entraîneur ne fait pas jouer Cissé, c'est pas un masochiste, c'est quelqu'un qui juge les gens sur un travail foruni pendant des heures et des heures. L'entraîneur a des évaluations qui sont l'investissement, les progrès, la volonté, le relachement et à partir de là il accorde ou pas du temps de jeu...
Prof : Que penses tu de Marc Salyers ... l'an passé ce joueur nous a fait de super play off ,et ses performances en coupe d'Europe et en Turquie au poste 4 avec fenebarce sont impressionnantes... donc pourquoi l'élan a racheté un contrat à Reims pour placer TJ lux en poste 4 poste où franchement il est perdu... alors que l'élan avait pour ce poste soit Marc Salyers , soit Fabien Dubos , voir même KOKO Archibong...
Gérard Bouscarel : Vraiment, je suis navré mais ça c'est parler sans savoir. Premiièrement on a demandé à Marc si ça l'intéressait de rester à Pau, il a dit Non. On l'a revu à Istanbul, il est venu nous voir, et j'en ai reparlé avec lui, il joue à Fenerbahce, sans aucune pression, il dispute la coupe FIBA, dans laquelle il brille, il joue à Fenerbahce qui pourra jouer 100 ansle championnat Turc sans aucune chance de gagner le titre. Il n'a donc aucune pression de résultats ce qui lui permet dans une ville 15 millions d'habitants, de vivre la vie qu'il a envie de mener, et la vie de Marc n'est pas une vie qui à Pau aurait pu le satisfaire, voilà. Il ne voulait pas rester à Pau même s'il en garde un bon souvenir et si en plaisantant il m'a dit pourquoi pas en play-off ? Entrel'argent et les distractions offertes par Istanbul, il n'y avait aucune chance de garder Marc Salyers. Koko, il y avait un gros problème lié à son statut de Cotonou ou d'Américain, on est resté en contact avec lui, on est toujours en contact avec, ce n'est pas quelque chose qu'on a abandonné, quant à Fabien, c'est un profil qui ne rentrait plus tout à fait dans le puzzle...
Prof : Pour la saison 2005/2006 l'élan va-t-il faire l'effort pour une fois de garder le génial MIRE Chatman ou le laisser partir ?
Gérard Bouscarel : Bien sur qu'on va faire un effort, mais au train où il est... mais aujourd'hui et sachant les informations que j'ai personnellement, je pense qu'on peut faire un, ou plusieurs efforts mais Chatman a déjà attiré les plus grands...
Prof : Franchement Rahimic, c'est plus un choix financier que sportif à la base ?
Gérard Bouscarel : Non, c'était un choix sportif.
Prof : Le problème du secteur intérieur "passoire" est récurrent, 82 pts encaissés la semaine dernière et 90 samedi. On tape à tour de rôle sur Rahimic, Lux et Pétro et on reproche au staff une erreur de recrutement, au commentaire, lors du match contre Malaga, Claude (Bergeaud) expliquait celle-ci par la défaillance de Johan car Rahimic et Lux ont prouvé qu'ils pouvaient apporter un capital points non négligeable mais leur défense !!!! QUAND et QUELLE décision comptez vous prendre ?
Gérard Bouscarel : Je pense que Pierre Seillant a donné la réponse après Chalon, voilà. nous cherchons, en précisant quand même à vos internautes que changer c'est pas facile, mais c'est plus facile quand on trouve quelqu'un. Il faut aussi avoir pour changer, aujourd'hui on dit l'Elan a trop attendu, non, l'Elan a été le premier à se rendre compte, on n'a pas attendu, c'est quand même notre métier, à quelques uns, on n'a pas attendu, mais il faut trouver mieux sur le marché.
Prof : Par curiosité: vaut il mieux construire, selon lui, une équipe restreinte de joueurs très cotes, genre Le Mans ou un large effectif de joueurs peut être un peu percutants mais qui permet une rotation supérieure?
Gérard Bouscarel : A partir du moment où l'on se donne deux objectifs dans l'année, l'Euroleague et le championnat, on le voit même à 12 joueurs, on est obligé d'avoir une rotation sinon on explose. Et cette année, on n'explose pas physiquement mais sur les blessures, on a une malchance extraordinaire, on a l'équipe Espoir qui joue à six joueurs et demi, on a des garçons comme Aka et Racon qui devaient rentrés dans la rotation pro et qui sont blessés.
Prof : Que peut-on raisonnablement penser des supporters (enfants gâtés), qui s'enflamment d'une joie délirante lorsque leur club favori écrase tout sur son passage, mais qui montrent une amertume outrancière lorsque ce même club perd pied en début de saison? Je ne parle pas des supporters marseillais, mais de ceux de l'Elan. N'est-ce pas un peu la rançon des clubs de très haut niveau ?
Gérard Bouscarel : Non, je crois que c'est la définition du supporter en France, et ailleurs. Supporter ça veut dire ce que ça veut dire et en France on n'en remplit qu'une partie mais ça on l'assume, on le sait, les gens ne supportent pas la défaite, et comme disait Alain Jardel : "Moi, non plus, au Café du Commerce, je n'ai jamais perdu un match."
Prof : Ton avis par rapport à la récente "crise" avec le forum et ta position par rapport aux messages qui y circulent.
Gérard Bouscarel : Nous étions, l'Elan béarnais, et moi plus particulièrement, attentif à ce forum, j'imprimai les messages pour Didier et pour Pierre. Nous le trouvons tout à fait respectable, comme tout est respectable, à partir d'un certain moment, on avait nous, des problèmes à gérer et on avait pas spécialement besoin d'avoir des gens qui nous cassent du sucre sur le dos, surtout à partir du moment où ils s'appelaient supporters, on a donc cessé d'aller sur le forum. Ce qui se passait sur le forum, c'est pas que ça ne nous interressait plus mais c'est juste qu'on n'y est plus allé. C'est notre libre choix, et heureusement qu'on a ce choix, mais c'est vrai qu'on y allait car on le trouvait fort interessanbt et fort intelligent, à partir du moment où nous pensons, sans avoir raison, qu'il est moins interessant et qu'il est moins intelligent, on n'y va plus. Et à partir de là on nous dit (des gens auxquelq on a crédit) que le forum devient un petit peu persiffleur et donc nous on dit aux gens qui le gèrent et qu'on aime bien et contre lesquels on n'aura jamais, contrairement à d'autres, la motivation pour les faire fermer, on est des démocrates et on accepte la critique, on leur dit simplement faites attention à ne pas diffamer, si vous diffamer, là on sera obligé de réagir, voilà c'est tout ce qu'on dit, mais on ne sait même pas s'il ya diffamation sur le site. On ne sait même pas s'il y en aura ou s'il y en a eu. On nous a informé de ça, nous comme on a beaucoup de respect pour les gens qui parlent des choses de l'Elan Béarnais, on met en garde, gentiment, on dit, les enfants faites attention, la diffamation, dans la justice française, c'est pas la définition du Larousse. C'est beaucoup plus subtil que ça. Entre dire "Rahimic a joué comme une saussice" ou "Rahimic ressemble à une saussice de Francfort", la diffamation, dans l'une des deux phrases elle y est, on s'est renseigné. Et comme on a beaucoup de respect pour les gens qui sont près de l'Elan, qui brûlent aujourd'hui ce qu'ils ont adoré hier, peu importe, c'est des supporters, c'est des passionnés, c'est le dépit, on le comprend, on est prêt à accepter tout, et on acceptera ce forum tant qu'il aura de la vie, c'est bien pour ça, si on veut vraiment la peau du forum, on attend l'erreur et on le fait fermer, on n'est pas des gamins, l'Elan Béarnais a d'autres chats à fouetter que le forum, le forum fait partie de la panoplie des gens qui s'intéressent à lui, plus il y a de gens qui iront sur le forum et plus ça voudra dire que l'Elan Béarnais intéresse les gens. Je vous dis on a beaucoup de respect pour ça mais on a simplement voulu dire faites attention.
Prof : Et pour terminer : pourquoi ne réponds-tu jamais aux mails amicaux de Nicolas Tredjeu ?
Gérard Bouscarel : Ecoutez, je suis surpris, j'ai beaucoup de retard, là, je dois avoir 25 messages en retard mais depuis que je m'occupe du site, j'ai toujours pris le temps de répondre à tous les mails qu'on reçoit, y compris à ceux qui ne sont pas d'accord ou nous insultent, on a toujours fait une réponse, ça se peut, alors Nicolas pardon, mais j'ai beaucoup de retard, là c'est vrai, parcequ'il y a plus de travail à faire quand on perd que quand on gagne.

Voilà la fin de cette interview, une des plus longues que j'ai eu à réaliser pour le site, à l'heure actuelle. Le mois prochain je vous proposerai de retrouver un joueur, le choix n'étant pas encore fait, je ne peux vous l'annoncer pour l'instant...

Prof