Interviews

Après Souarata Cissé, c'est au tour de Gérard Bouscarel, Directeur Sportif de l'Elan de recevoir prof, pour une interview basée sur les questions des forumers...

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Prof : Merci d'avoir accepté cette interview, peux-tu commencer par te présenter en deux ou trois mots ?
Gérard Bouscarel : Gérard Bouscarel, 55 ans, directeur Sportif de l'Elan Béarnais Pau-Orthez
Prof : Combien de temps par jour passes-tu au Palais en moyenne ?
Gérard Bouscarel : En moyenne : 9h - 13 h , 14h - 20h
Prof : Comment occupes-tu ta journée, existe-il des "rituels"?
Gérard Bouscarel : Oui j'ai un programme de travail, bien évidemment mais dans ce métier il y a beaucoup de choses qui tombent un petit peu à l'improviste, par exemple ce que j'avais prévu, avant le match de samedi pour aujourd'hui, va tomber à l'eau compte tenu des priorités. Le sport professionnel a des priorités qui font qu'un programme peut-être bouleversé, cela dit il y a des choses incontournables à faire, dont je suis le responsable, il faut que je trouve les créneaux pour les faire. Ce qui fait que l'amplitude de travail est énorme.
Prof : Racontes nous ta première rencontre avec Pierre SEILLANT, en quelle année et à quelle occasion.
Gérard Bouscarel : C'était en 1973, à la Moutète, j'y étais en "touriste", puisque nous y avions un correspondant. J'étais journaliste à l'époque et c'était un photographe de Pau, Gérard Lévêque, qui couvrait régulièrement la Moutète. Et comme le rédacteur en chef de l'époque avait deviné que le premier phénomène européen du béarn serait l'Elan Béarnais, il avait pensé que ce serait bien de mettre un journaliste professionnel en renfort du correspondant local, et j'avais été volontaire désigné d'office, comme on dit, et j'avais demandé à aller 3 ou 4 mois en éclaireur, prendre des contacts, voir comment ça se passait, conscient qu'on ne pouvait pas démarrer une chronique sur l'Elan Béarnais sans crédibilité. Je suis donc partis un soir voir un match et Gérard Lévêque m'avait présenté Pierre Seillant, qui m'avait dit : "Bonjour, très heureux, alors on va vous voir plus souvent à la Moutète ? ", je lui ai répondu : "écoutez, je l'espère". Voilà, ça c'est passé très simplement, très humblement.
Prof : Et ta première interview du Prési en tant que journaliste à la Rep.
Gérard Bouscarel : Très, très vite après, puisque lorsque je suis rentré au journal, on a discuté de comment j'allais relayer le correspondant, comment j'allais renforcer ce qu'il faisait, très bien d'ailleurs, et à ce moment j'ai eu l'idée, puisque c'était nouveau aussi pour un journal palois, de proposer une série qui s'intitulait "voyage avec l'Elan", ce n'était pas partir en bus avec l'Elan, mais plutôt présenter aux lecteurs palois de l'Eclair et de la République, ce club qu'on allait suivre par mon intermédiaire, plus fidèlement et plus régulièrement. D'où c'était parti, pourquoi et comment. Ma première interview de Pierre Seillant c'était dans un bus, on partait, pardon, l'Elan partait jouer un match à Challans et j'étais parti avec eux et j'avais passé autant avec Jean Luent qu'avec Pierre Seillant des heures à noircir du papier.
Prof : Comment devient on Directeur sportif d'un club comme Pau Orthez ?
Gérard Bouscarel : Pour faire un raccourci de l'histoire j'ai suivi l'Elan Béarnais pendant 24 ans en tant que journaliste, j'étais devenu l'ami de Pierre Seillant, en dehors de nos relations professionnelles qui sont restées tendues, parcequ'il avait cette intelligence de pouvoir séparer l'amitié de ma profession qui ne m'amenait pas toujours dans le même sens que lui, on a eu des prises de bec assez fantastique, lui en tant que président, moi en tant que journaliste. Mais il savait séparer les deux. Et puis je suis arrivé à un âge, à 44 ans où j'ai ressenti le besoin de faire le point sur ma carrière, j'avais démarré pigiste au journal à 19 ans, en tant qu'étudiant le temps de finir ma licence d'histoire. A partir de là, à 44 ans, j'ai eu une proposition journalistique, à ce moment là qui m'aurait amené en dehors de Pau, c'est ce qui m'a fait réfléchir sur mon avenir. Et Pierre Seillant, m'avait dit, puisque je m'en étais ouvert à lui en tant qu'ami, il m'a dit : "écoute, si tu dois partir parles m'en avant, on peut réfléchir." Et là dessus est arrivé le projet palois dont il m'a parlé très rapidement et voilà, j'ai préféré, rester fidèle à Pau, ce qui était un gros avantage pour moi puisque j'étais marié et j'avais deux enfants et cette année là ma fille passait le bac, et puis l'amitié, le respect, l'admiration et l'amour que j'avais pour l'Elan on fait que dès qu'il m'a proposé un poste je l'ai accepté.
Prof : Plusieurs forumers souhaitent en savoir plus sur la nature exacte de ton travail, en quoi consiste-t-il, quelles en sont les limites, comment se préparent les déplacements de l'équipe Pro ?
Gérard Bouscarel : Alors ça..., Comme le dit Pierre Seillant, quand on rentre à l'Elan on rentre en séminaire. Fautêtre capable aujourd'hui de ramener un jeune cadet parceque son vélo a crevé, à 21h... Ca n'a pas de limites, c'est être dévoué au club, dans ce club il n'y a pas de sots, il n'y a pas de petites, de tâches ingrates, il n'y a pas un mec qui mange le gâteau et un autre qui lave les assiettes, non. Ca Pierre Seillant ne le tolèrerais pas, et c'est sa philosophie, donc après évidemment on a chacun nos grands secteurs, il y a marketting, sportif et administration, qui sont séparés, mais si à midi et quart il n'y a plus personne pour vendre un billet au Palais, bien sur que je vais vendre un billet au palais. C'est pour vous situer un peu comment tout le monde fonctionne ici. C'est la méthodologie de Pierre Seillant, ensuite les grands secteurs d'activité, c'est tout ce qui est l'accompagnement de l'équipe professionnelle, je suis le permanent relais entre Didier et le Président, je fais tous les déplacements, avec la confiance de Pierre Seillant que je représente dans les déplacements en étant le responsable de la délégation. Je m'occupe de tous les voyages, de tout ce qui les concerne du départ du Palais des sports au retour au Palais. Avec tout ce que cela peut comporter de précisions, les coachs professionnels sont des gens très précis, le moindre détail doit être maîtrisé. Un voyage à Chalons-en-Champagne représente, après que le voyage est calé avec l'agence de voyage, qu'on a choisi avec le président et l'entraîneur le déplacement. Ca représente 4 coups de téléphone à l'autocariste, à un mois avant, 15 jours avant, 8 jours avant et deux jours avant, même chose à l'hôtel, avec un cahier des charges très précis, avec des menus très précis, avec des horaires très précis ça c'est une grosse partie du travail, l'intendance, car l'Elan voyage beaucoup et qu'entre les voyages on n'a pas trop le temps donc il faut s'investir là-dessus, c'est une contrainte très très lourde, car ça pèse énormément dans l'emploi du temps de l'Elan et il fauut vraiment que ça soit très précis. Je m'occupe également du secteur de tous les équipements, et je fais une partie de la communication, notamment le site internet du club, je m'occupe aussi des relations avec l'Euroleague et avec la Fédération Française, tout ce qui est administration sportive du club, les qualifications, les lettres de sortie, les mises à jour des dossiers et enfin je fais partie de l'équipe qui s'occupe du recrutement, à travers le scouting, à travers mes connaissances, et à travers mon expérience.
Prof : Justement, comment se passe le recrutement d'un joueur, pro ou espoir ?
Gérard Bouscarel : Les espoirs, c'est sur la détection, paloise,régionale et nationale que peuvent faire nos gens du Centre de Formation qui suivent de nombreux tournois de jeunes en France, qui suivent les cahiers de la fédération, puisque les jeunes sont maintenant bien répertoriés, donc c'est assez précis et comme on a droit qu'à des Français, c'est plus facile. Après le recrutement professionel, c'est une histoire qui pourrait nous prendre 3 jours, il y a de tout, c'est quelque chose qu'on ne peut pas raconter, ça peut partir d'un joueur que le club a repéré, ça peut partir d'un joueur que le club veut, au niveau français notament, après sur la piste étrangère c'est rocambolesque, les premières années que je suis entré au club, et que je m'occupais un peu moins de cela, même si ça me passionnait, j'ai vu arriver plus de 3 500 noms durant un été. Les agnets mailent et faxent, ils ont des listes d'adresses et ils envoient, vous avez une quantité industrielle de noms et de gens qu'il est impossible d'ailleurs de déchiffrer. Pour être précis et résumer, il y a une enveloppe financière qui est fixée par le président, il y a un profil sportif qui est défini par le coach et son staff, on essaie déjà d'adapter l'enveloppe financière à ces profils sportifs et après on essai de posersur une table les morceaux du puzzle, et on essaie de trouver les morceaux du puzzle, sachant que les trouver ça reste une grande loterie dès lors qu'on ne maîtrise pas totalement le recrutement puisque trop de joueurs viennent encore de championnats ou d'universités qu'on ne connait pas. On n'a pas les moyens, comme dans le football d'aller scouter tous les joueurs. Un club de football, avant de recruter Chatman, ils auraient envoyé un scout, ou un entraîneur voir Chatman jouer deux ou trois fois, nous on n'a pas ces moyens là, humains et financiers, donc c'est beaucoup sur cassettes. Chatman c'est sur qu'on voyait ses perfs, mais dans le temps qu'on passe à la compilation, dans le temps qu'on passe à la recherche d'indices c'est sur qu'on avait Chatman, mais on ne va pas dire aujourd'hui c'est nous qui avons trouvé Chatman, on va pas faire les beaux, parceque c'est vrai qu'il y a aussi un agent Français qui le présente, et on se dit, "merde, tiens ce Chatman, c'est le même que celui qu'on a vu" et voilà, et donc on passe un coup de fil à l'agent, mais si c'est un agent lituanien qui l'a, il n'y a pas un club français qui a la chance de voir Chatman, or il y a plus de 800 ou 900 agents en Europe. Ce n'est pas du tout structuré comme on pourrait l'imaginer.
Prof : Quels sont, plus précisément, les tests qu'on leur fait passer ?
Gérard Bouscarel : Depuis l'accident de Christophe Duma, qui avait été interdit de pratiquer le basket par l'armée alors qu'il était joueur pro à l'ASVEL, la Ligue Nationale de Basket a mis en pratique une batterie de tests médicaux pour qualifier un joueur qui sont infernaux. Dès l'arrivée il y a une prise de sang, le test à l'effort, l'électro-cardiogramme, le dentiste, l'ophtalmo, un examen radiologique, plus ensuite le médecin du club, puisque ce n'est pas le médecin du club qui qualifie le joueur, il faut que ce soit un cabinet indépendant du club qui fasse passer cette série de tests. Mais nous, club, on a besoin de s'assurer que le mec il a les chevilles et les genoux, qu'il n'est pas cassé de partout, qu'il n'a pas les ménisques en l'air, ou qu'il n'a pas le dos en compote, et ça la Ligue ne l'exige pas , elle s'assure juste qu'il soit apte à jouer. Il y a une vérification de l'état physique, on le met tout de suite sur le terrain pour voir s'il est capable de courrir, de sauter, s'il s'essouffle pas au bout d'un tour de terrain, ce qui est déjà arrivé. Par contre un joueur ne vient jamais à l'Elan, encore moins s'il a joué en Europe, sans qu'on fasse jouer nos connaissances. Par exemple Willoughby, on sait très bien le profil du joueur, on n'est pas surpris de ne pas le voir marquer un panier, on a eu pour lui, au moins 8 avis différents, de coachs, de General Manager, de membres de staff, de présidents de club, d'amis, espagnols, italiens, allemands. Parceque depuis 28 ans qu'on joue l'Europe on a un carnet téléphonique assez important, et je peux vous dire qu'il n'y a pas un américain ou joueur qui soit passé en Italie sans qu'on sache tout sur lui. Mais à l'époque de Willoughby, il y avait deux joueurs sur le marché européen, pas trois. Et cet autre là, sur lequel on a autant travaillé, l'agent nous a promené.
Prof : Qui prend la décision finale?
Gérard Bouscarel : Si elle cadre avec l'enveloppe financière c'est l'entraîneur, sinon c'est le président.
Prof : Pourquoi n'as-tu pas réussi à faire rentrer ton fils dans le roster pro de l'élan ??
Gérard Bouscarel : Parceque mon fils ne voulait pas que je sois son agent.
Prof : As-tu déjà pensé à passer le flambeau?
Gérard Bouscarel : Non, vraiment non, c'est vrai que j'ai un âge où certains pensent déjà à la retraite mais moi non. C'est une passion, et je viens à l'Elan tous les matins avec un plaisir quotidiennement renouvelé, et on est plusieurs dans ce cas.
Prof : Comment devrais s'y prendre un de nos forumers s'il veut te remplacer dans quelques années ? (question suivie, sur le forum d'un petit clin d'oeil)
Gérard Bouscarel : Sa meilleure chance c'est d'avoir la passion de l'Elan comme on l'a tous ici. Et que Pierre Seillant soit éternel...
Prof : Es-tu seul à faire les news sur le site du club ?
Gérard Bouscarel : A 95 % oui.
Prof : Combien de personnes s'occupent de la communication et des opérations vers l'extérieur du club (Affichages, pubs média, relations presse, partenaires, supporters, quartiers populaires, opérations spéciales, relations collectivités... etc..) ?
Gérard Bouscarel : Tout le monde, s'investit là dedans. Moi je suis concerné à chaque fois qu'un joueur est concerné.
Prof : Seillant a-t-il toujours le dernier mot pour tout ce qui se passe en la matière ?
Gérard Bouscarel : Oui, il a le dernier mot parceque c'est le boss, mais Seillant et c'est sa force, il prend avis, il consulte beaucoup, et c'est toujours une synthèse de ce qu'il a entendu. C'est pour ça, il n'arrive pas au palais comme un grand manitou, je vais vous expliquer, vous allez faire comme ci, vous allez faire comme ça. C'est toujours qu'est-ce-qu'on peut, qu'est-ce-qu'on veut, et peut-on, et ne peut-on pas ?
Prof : As-tu conscience du changement d'ambiance au Palais des Sports ces dernières saisons en étant speaker? Est-ce que ce n'est pas trompeur pour toi ?
Gérard Bouscarel : (après une hésitation, Gérard ne comprenant pas très bien la question et ne voyant pas en quoi cela pourrait être trompeur) Oui, il y a un changement d'ambiance, surtout cette année puisque l'on perd, les gens aprécient moins, et ça on on le comprend et on l'assume, il faut assumer. C'est la preuve que tout lasse, parceque le changement d'ambiance est dû à nos défaites mais les victoires n'ont pas non plus que je sache, fait changer l'ambiance, puisque l'an dernier, à part la finale, on n'a pas fait le plein, que ce soit en quart ou en demi. Et on gagnait et l'équipe jouait bien.
Prof : N'aimerais-tu pas parfois passer le relais au micro pour voir les matchs au Palais d'un autre point de vue?
Gérard Bouscarel : Ca oui, vous savez, je suis speaker à l'elan Béarnais par intérim. Je n'étais pas salarié de l'Elan lorsque j'ai assumé la première fois le micro à l'Elan Béarnais parceque malheureusement Michel Laborde qui était le speaker attitré de l'Elan Béarnais, qui était un personnage adorable et qui avait une voix beaucoup plus speaker que la mienne est décédé subitement. Et Pierre Seillant m'a demandé de le remplacer au pied levé, et je l'ai fait, ce n'était pas au Palais des Sports, c'était à la Moutète. J'étais donc un speaker par intérim et je le suis resté, c'est un intérim qui dure depuis 12 ans et qui aujourd'hui me pèse beaucoup effectivement.
Prof : Pourquoi n'encourages-tu pas au micro davantage, comme le font d'autres speakers, dans d'autres salles ?
Gérard Bouscarel : Parceque je n'ai pas un formation de speaker ou d'animateur, par la force des choses je suis devenu speaker, mais je ne me vois pas à 55 ans devenir un monsieur Loyal, devenir un clown, et franchement, ce n'est pas parceque je ne le fais pas que je vais le dire, mais c'est par respect et pour le public et pour le basket, a-t-on besoin de types qui font un show pas possible pour mettre l'ambiance qui retombedès que ces mecs s'arrêtent. Moi, ça me tue et je m'étonne que nos instances nationales n'aient pas encore stoppé tout ça et interdit tout ça. Je sais qu'il y a des salles où ça ne bronche pas jusqu'au moment où le speaker leur crie "Public êtes-vous là ?", et je rêve d'un public qui répondrait : "Non, non on est à la messe". Ou on prend les spectateurs de basket pour de véritables péquins où les prend pour des spectateurs responsables. J'ai toujours pensé que c'est le spectacle qui doit faire l'ambiance et non pas l'ambiance qui doit faire le spectacle. C'est quelque chose que je trouve avilissant pour les salles de basket. Et j'ai trop de respect pour les gens qui viennent au Palais, et qui payent pour leur proposer ce genre de choses, où alors il vaut mieux qu'ils aillent au cirque, ils verront vraiment un monsieur Loyal avec des numéros et c'est fait pour ça.
Prof : Comment fais-tu pour se retenir d'insulter les arbitres au micro lors de certains matchs chauds chauds chauds ?? (connaissant son tempérament de supporter avant tout)
Gérard Bouscarel : Ca, ça me coûte...
Prof : Pourquoi "VERT ET BLANC" ne parait plus cette année ?
Gérard Bouscarel : Pour la seule et simple raison que je n'ai plus le temps de le faire, je faisais toute la rédaction, toutes les photos, toute la mise en page et malheureusement, ça me peine, parceque c'est quelque chose qui me permettait de rester en contact avec mon ancien métier, mais c'est vrai qu'Internet a un peu pris le relais de "Vert et Blanc", je ne désepère pas un jour de pouvoir mettre "Vert et Blanc" en ligne sur Internet, ça serait peut-être plus simple me dit-on mais c'est vraiment faute de temps.
Prof : Pourquoi n'y a t'il plus de plaquette annuelle pour les supporters comme cela se faisait jusqu'en 1998 ?
Gérard Bouscarel : C'est un produit qui c'est complètement démodé, il n'a plus trouvé aucun écho auprès des annonceurs, or comme c'est un produit excessivement cher il fallait qu'il soit un peu financé par la pub. Je ne sais pas si c'est les moyens de communication modernes, si c'est Internet, mais les gens ont mis leur budget communication ailleurs que dans les plaquettes, les supports papiers ont beaucoup perdu.
Prof : Faire une Radio ou T.V, avec des commentaires de matchs en direct, des reportages sur le club, des itws... etc.. qui seraient diffusés à partir du site officiel pour les internautes (Cela surtout pour ceux qui sont loin de leur région et de leur club): Que pensez-vous de cette idée?
Gérard Bouscarel : C'est une excellente idée, elle a été envisagée avant tout le monde par Pierre Seillant. Lorsqu'on a créé la boutique au centre ville à Pau, on avait bien pris soin d'acheter une boutique avec un étage et à l'étage il y avait tout pour que l'Elan se dote d'un studio radio, et fianlement ça n'a pas pu avoir lieu pour des contraintes financières, techniques, humaines, et pour la lourdeur. Il aurait fallu que l'entreprise devienne multi-activité et c'est très difficile. Il faut savoir qu'on est là pour faire du basket et il ne faut pas perdre des yeux que c'est la priorité. On n'avait plus les moyens de se disperser autant.

Voilà pour cette première partie, l'interview ayant duré près d'une heure, elle est assez longue à mettre en ligne, mais nous vous proposerons la suite très prochainement...

Prof