Interviews

Comme prévu, c'est au tour de Fabien Dubos de répondre à vos questions, il nous a reçu après ses soins au Palais des Sports au lendemain de la victoire de l'Elan Béarnais face à Nancy

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Prof : Pour commencer Fabien, la question que je pose à tous les interviewé, Utilises tu Internet ?
Fabien Dubos : Oui, je m'en sers pour les mails, comme la plupart des gens, mais aussi pour acheter des trucs genre DVD et des appareils électroniques. En revanche je ne télécharge pas de musique comme certains le font.

Prof : Connais-tu le forum des supporters de l'Elan ?
Fabien Dubos : Non, je ne savais pas qu'il existait un site non officiel de l'Elan, je ne connais que le site officiel.

Prof : Je te donnerais l'adresse, comme ça tu pourras venir voir ton interview et nous rendre visite sur le forum
Fabien Dubos : Oui. Merci.

Prof : Comment vit-on lorsque l'on est joueur professionnel (rythme de vie, activités autorisées et interdites, visites chez les sponsors, ...)?
Fabien Dubos : Une journée varie, on a parfois des déplacements, donc on voyage, des fois on n'a qu'un entrainement comme les lendemains de matchs, d'autres fois, la plupart du temps, on a deux entrainements par jour. Un le matin, de 10h30 à midi et un l'après midi de 16h30 à 18h00. On déjeune , on va à l'entrainement on mange, après on se repose, enfin on récupère. Les gens pensent souvent qu'on passe notre temps à se reposer mais en fait notre corps a besoin de se reposer pour pouvoir être en forme ensuite. L'après midi on retourne à l'entrainement et le soir je me sens vraiment libre de mon temps pour mes loisirs.

Prof : En ce moment tu es en rééducation, je suppose que ta journée s'organise différemment ?
Fabien Dubos : Oui, C'est totalement différent il y a beaucoup plus de temps de présence. Si en temps normal il y a plus de récupération, qui fait en quelque sorte partie du temps de travail, là par exemple quand j'étais à Capbreton la rééducation se faisait de 8h30 à midi et de 13h30 jusqu'à 17h. Mais c'est moins intense que les entraînements. On fait différent types de rééducation, on travaille le s Ischios, les quadriceps, la muscu du haut du corps, du complexe etc...

Prof : Est-ce que tu as un agent?
Fabien Dubos : Non je n'ai pas d'agent, c'est mon père qui s'occupait de moi, même si je suis en contact avancé avec N'Diaye, j'ai failli signé avec lui, et je risque de le faire dans l'avenir mais toujours en travaillant avec mon père car je suis fier de ce qu'il a fait pour moi.

Prof : Comment se passent les discussions avec P. Seillant, notamment quand tu es revenu de Nancy, c'est lui qui t'appelle et te propose quelque chose ou c'est toi qui l'appelle pour faire acte de candidature ?
Fabien Dubos : (il réfléchi longuement avant de répondre, l'air un peu gêné par la question) Je suis embêté pour répondre car je ne me rappelle vraiment plus du tout lequel a fait le premier pas, c'est sur que je voulais revenir, et que le Prési voulait de moi mais je ne sais plus du tout qui a contacté l'autre en premier, je ne vais pas dire que c'est moi si c'est lui et inversement donc je ne peux pas répondre à cette question.

Prof : Continues-tu à mener tes études en même temps que ta carrière de joueur ?
Fabien Dubos : Oui, j'essaye, ce n'est pas facile, je ne peux pas bosser comme tout le monde, j'ai eu mon DEUG de Math et un module de ma licence, cette année je n'ai pas trop eu le temps de travailler, certains pensent qu'avec la blessure j'ai plus de temps mais comme je l'ai expliqué avant c'est le contraire. J'ai pas envie d'arrêter, quand je pense au travail que j'ai fait pour en arriver là, j'ai envie de continuer.

Prof : Que penses-tu faire après ta carrière de joueur ?
Fabien Dubos : Je ne sais pas, c'est encore un peu loin, j'avais toujours révé, enfin pas vraiment rêvé mais quand on est petit on imagine toujours un truc et moi c'était prof de maths, comme j'aime bien les maths je me disais pourquoi pas être prof de maths...(prof ne peut retenir un sourire, surtout connaissant la dernière question) Sinon j'ai passé, l'été dernier mon BE1, pourquoi pas entraîner des jeunes, j'aime bien ça aussi, je ne veux pas être coach pro ça c'est sur, mais encore une fois c'est abstrait je ferais peut-être quelque chose de totalement différent, certains sportifs se reconvertissent dans la communication, pourquoi pas. J'analyserai ça en temps voulu. J'essaye de m'ouvrir des portes en continuant mes études et en passant mon BE1.

Prof : Quels sont tes loisirs favoris hors basket?
Fabien Dubos : J'adore le cinéma, tous les cinémas, le cinéma d'aujourd'hui comme le cinéma des années 50, 60, 70. Je suis un fou de BD aussi, j'aime bien le Tour de France, je le suis chaque année. Voilà mes passions, et puis à ça s'ajoute des passions plus occasionnelles, pendant trois ans j'ai été fou de golf, je regardais les compétitions à la télé mais ça m'a passé, je me suis mis à lire aussi, pas que des BD, des livres, et puis ça me passe, c'est par période. Mais Bandes Déssinées, Cinéma et cyclisme, ça c'est tout le temps.

Prof : Lors de l'arrivée d'une étape du Tour de France à Pau une année, tu avais dit que tu suivais le Tour avec intérêt. Que penses-tu du drame du dopage dans ce sport?
Fabien Dubos : C'est un truc qui me tient vraiment à coeur, on en a beaucoup parlé, j'étais à Capbreton qu'avec des sportifs, dont des cyclistes et on en parle beaucoup. C'est dommage parcequ'on est passé du rien au tout. Avant on n'en parlait pas du tout et maintenant on ne parle presque que de ça. Pendant le Tour de France j'adore lire l'équipe avant il y avait 8 pages de vélos, maintenant sur 8 pages il y en a 4 consacré au dopage. C'est vrai faut pas nier, ça existe dans d'autres sports aussi, c'est sur que c'est plus dans le vélo que dans un sport comme le basket, car si tu te dopes en basket tu vas pas marquer plus de paniers alors qu'au cyclisme ça fait aller plus vite, et plus longtemps. Mais pour moi ça n'enlève rien, j'ai déjà fait du vélo, je sais comment c'est dur, l'entraînement tous les sacrifices. De toute façon, ça ne vient pas que des cyclistes, ça vient aussi des docteurs, de la pression des sponsors, de la pression des équipes, qui veulent que ça gagne, des gens qui organisent les courses, qui veulent plus de spectacle. Je respecte vraiment ce qu'ils font, l'entraînement, tout ça et je pense que même s'ils ne se dopaient pas ce serait quand même les meilleurs. J'aime ce sport mais on en arrive à un point où les journalistes font de la surenchère à la recherche de scoop sur le dopage. C'est clair que c'est présent mais ça ne m'enlèvera pas ma passion pour le vélo.

Prof : Pratiques-tu toujours le cyclisme (VTT je crois) ?
Fabien Dubos : Non, à l'époque je pratiquais le cyclisme l'été, mais maintenant les étés sont courts, entre les saisons et je trouve que le vélo ne prépare pas vraiment pour le basket. Ce n'est pas le même genre d'effort, c'est un effort d'endurance, alors qu'en basket c'est un effort fractionné. Donc maintenant l'été je coupe et je reprends en faisant du basket et du tennis. Mais je continue d'être passionné par le Tour de France, il y a deux ans j'ai suivi une étape dans la voiture du directeur de course, c'était formidable.

Prof : As-tu toujours le maillot vert d'Eric Zabel?
Fabien Dubos : En fait j'avais pas eu le maillot vert, je lui avais remis sur le podium et il m'avait donné un bidon, et je l'ai gardé, ça m'a fait plaisir. Je l'ai encore. Certains vont rigoler, mais bon, chacun est passionné par ce qu'il aime. Vous les supporters vous êtes passionnés par le basket et je respecte ça, moi, c'est le vélo et dans la bande dessinée, quand des auteurs me dédicaces une BD je suis comme un fou...

Prof : Comment as-tu vécu le remplacement de Fred Sarre par Didier Gadou, sachant que sa mise à pied est en partie due à un "ras le bol" de certains joueurs?
Fabien Dubos : Ben moi, ça faisait un mois, un mois et demi que j'étais blessé, j'étais pas vraiment dans l'équipe donc j'ai suivi ça d'un peu loin. Mais franchement je ne m'y attendais pas du tout, certains disent qu'ils s'en doutaient mais pas moi. Je respectais beaucoup Fred Sarre, je pense qu'on y arrive par le travail et c'était ça son crédo. Maintenant le président a expliqué, ce n'était pas forcément lui mais il fallait faire quelque chose, le discours ne passait peut-être plus. Il a toujours été franc avec moi, il m'avait prévenu que je devrais partager mon temps de jeu, et je respecte ça dans le milieu. Maintenant il est parti, ça fait parti du sport et j'espère sincèrement qu'il va se relancer.

Prof : Tu connais bien Didier, tu as joué avec lui. Comment appréhendes-tu de le retrouver comme coach ?
Fabien Dubos : C'est jamais évident, On est plusieurs à être dans le même cas, mais comme il le disait dans une interview, le regard change, le regard des joueurs par rapport à lui change. C'est clair, c'est pas évident c'est un gars avec qui on a déconné et maintenant c'est le coach, il va donc falloir un temps d'adaptation, quand je vais revenir. Mais comme pour tout, on s'y habitue et on s'adapte. Même Freddy me disait l'autre jour, au début ça fait un peu drôle, mais quinze jours ou trois semaines après tu y es habitué.

Prof : Didier est un adepte de la défense dure et on sait que ce n'est pas ton point fort. Penses-tu qu'il va te faire travailler particulièrement ce point ?
Fabien Dubos : En fait je lisais dans son interview que ce n'est pas parcequ'il fut adepte de la défense dure qu'il va proner que de la défense... Je ne pense pas qu'il être polarisé la dessus, il me connait, il sait mes défauts et mes qualités. Je pense que si on fait travailler un joueur que sur ses points faibles, il ne va pas forcément conserver ses points forts, il me fera travailler mes points faibles et mes points forts, enfin c'est mon avis, c'est pas moi le coach...

Prof : T'en a t'il déjà parlé ?
Fabien Dubos : Non, pour l'instant on parle de mon genou.

Prof : en 96, 99 et 2001, il y avait une vraie complicité dans le groupe et un réel plaisir de jouer. Comment situes-tu l'effectif de cette année avec les nombreuses blessures et les changements ?
Fabien Dubos : Je ne penses pas qu'il y ait moins de complicité qu'en 2001, en 99 je n'y étais pas, en 96 il y avait une très très bonne complicité dans l'équipe, plus qu'en 2001, à mon avis, et plus qu'aujourd'hui. Maintenant, il y a peut-être moins de liant dans le jeu et on donne une image de moins de complicité actuellement. Mais il ya eu un changement, une réaction de la part des joueurs et on retrouve ce liant.

Prof : Comment a été vécu l'après match contre Bologne dans les vestiaires béarnais et une fois que tout le monde avait quitté le palais?
Fabien Dubos : Ldéfaite de la semaine dernière ? bien franchement, on gueulait tous, plus ou moins par rapport à l'arbitrage, on a eu l'impression qu'il y avait un marché ou une sortie en touche, mais après ona été quand même satisfait de ce qu'on a montré je pense. On a bien joué et voilà ce qui est ressorti du match. C'est sur qu'un défaite ne fait jamais plaisir mais là ce fut une défaite constructive.

Prof : Quel est ton favori pour le final four de l'Euroligue ?
Fabien Dubos : (après une hésitation) Je vois bien le Maccabi à domicile, même si sur un final four... Le CSKA est costaud mais je vois bien le Maccabi à domicile.

Prof : Quel est le meilleur joueur avec qui tu ais joué ?
Fabien Dubos : Personnellement je ne l'aimais pas du tout parceque c'était quelqu'un de très spécial et vraiment difficile à gérer, mais celui qui m'a fait forte impression ici, c'est Lawrence Funderburke, il me semble qu'à chaque match, il faudrait vérifier, mais il devait marquer au moins quinze points et prendre 5 rebonds, il était présent à chaque match. Complet vraiment, mais par contre un caractère... Il y avait aussi Marcus Brown qui étais fort aussi et qui a été très fort derrière. Qui est-ce qu'il y avait encore, le problème c'est que je risque d'en oublier... J'en oublie c'est sur mais ceux qui me viennent en tête c'est ces deux là.

Prof : La meilleure équipe dans laquelle tu ais joué ?
Fabien Dubos : (Après une petite reflexion) L'Elan 96, enfin l'Elan au complet en 96, on ne l'a pas eu beaucoup mais avec Reggie Smith et Darren Daye jusqu'à la fin, avec la French Team, on n'est pas passé loin d'aller au Final Four, même si c'est difficile de comparer des équipes comme ça, ce n'est plus le même jeu.

Prof : Quel est ton meilleur pote chez les joueurs de ProA ?
Fabien Dubos : Je suis très ami avec Eric Micoud et david Gauthier en Pro a, parceque j'en ai aussi en Pro B.

Prof : Inversement, quel est le joueur que tu ne peux pas encadrer (en espérant qu'il ne joue pas à Pau) ?
Fabien Dubos : Non il ne joue pas à Pau, en tant que mec ou en tant que joueur ?, en tant que mec je n'aimais pas trop Delanaye Rudd, il était toujours hautain, il nous insultait, il n'aimait pas l'Elan Béarnais, il chambrait sur le terrain. Je n'aime pas les mecs qui chambren,t comme ça quoi. A ce niveau là, il y a aussi, quelqu'un que je trouve très fort comme joueur mais que je n'aime pas en tant qu'homme c'est Shawnta Rogers, très hautain, très chambreur. Quand il venait avec Le Mans, une fois il avait mis une baffe à Freddy. Je n'aime pas ce genre de gars, tu peux être fort mais t'as pas besoin de faire le malin ou de chambrer les autres. Sinon il n'y a pas d'autres joueurs que je n'aime pas.

Prof : Tu as connu deux autres clubs que l'Elan, Cholet et Nancy ; quelles sont les principales différences que tu as relevé entre ces clubs et l'Elan (structures, organisation, jeu, joueurs, pression)?
Fabien Dubos : Je suis passé aussi par Montpellier, au niveau des structures, c'est clair qu'ici on a les meilleures. Par exemple à Cholet, ils n'ont pas tout dans le Palais des Sports comme ici, la salle est un peu vétuste, à Nancy ils n'ont pas, comme ici un directeur sportif, des secrétaires. Ici ça fait quand même plus professionnel, même si Cholet et Nancy c'est bien. Au niveau de la préparation, c'est quand même mieux ici. Bon il y a quand même des points négatifs ici, par exemple au niveau des déplacements, on est loin de tout. Ici on a tout dans le vestiaire, un jacuzzi, un sauna, maintenant à Cholet ils l'ont aussi mais ils ne l'avaient pas avant.

Prof : Que penses-tu de l'ambiance au palais par rapport à la Meilleraie et à Gentilly ?
Fabien Dubos : C'est une question délicate ça... C'est pas pareil, C'est pas la même salle déjà, Cholet, c'est plus petit, plus chaud. Nous c'est haut, le deuxième anneau, à Cholet, le plus haut il arrive à peine au quatrième rang du deuxième anneau et encore j'en suis pas sur. Donc le bruit ça rend plus. Mais moi je me rappellerais toujours des ambiances de folie ici, les seules fois où j'ai eu des frissons dans les cheveux c'est à l'Elan, c'est les finales 96, ou même encore en 2001, l'année dernière aussi c'était énorme, ce dernier match gagné ici, c'était quelque chose d'énorme. Après ce que je pense c'est que c'est irrégulier, il y a des matchs où il n'y a pas beaucoup de monde, des petits matchs. C'est normal, à Nancy ils venaient à tous les matchs, c'est un club qui est sur la montée, le bruit ne rend pas de la même façon. Mais niveau ambiance de folie, c'est à l'Elan que c'est le mieux. A Nancy et à Cholet ils ont un bon public, mais c'est pareil quand ça gagne, il y a plus de monde et quand ça perd t'as l'impression que la salle est vide.

Prof : As-tu déjà eu des contacts de l'étranger durant ta carrière ?
Fabien Dubos : Un peu oui, mais en fait c'est plus des propositions faites aux club et ils répondent oui pourquoi pas, mais pas de vrai contact du genre "on te veut".

Prof : Tu commences à avoir l'un des plus beaux palmarés du championnat, gardes-tu tes médailles, coupes ou autres?
Fabien Dubos : Oui, en fait j'ai même mis toutes mes médailles dans un cadre avec pour chacune une photo souvenir, puisque à chaque titre j'indiquais avec mes doigts le nombre (trois, quatre...). J'en suis très fier, je pense que c'est ce qui reste, c'est pas un bon match un mauvais match, une bonne saison, une mauvaise saison. Dans dix ans on ne se souviendra plus de tel match contre Hyères-Toulon, contre l'ASVEL, t'as bien joué ou pas. Mais des titres oui. Et moi, je garde ça avec fierté, et j'aime bien les regarder. Malheureusement on n'a pas de coupe.

Prof : Celui qui posait la question la poursuivait en demandant : "Pourrais-je t'en taxer un peu pour montrer à ma grand mère que je suis une star du basket stp ?"
Fabien Dubos : (Là, n'en croyant pas ses oreilles il m'oblige à répéter) J'sais pas, mais il a intérêt à les rendre en bon état, mais maintenant ils sont accrochés dans le cadre donc ça va être difficile de les prêter... (Prof se propose de faire les présentations lors du prochain passage de Kinder afin que fabien puisse lui faire la réponse en direct)

Prof : Seras-tu à l'Elan la saison prochaine?
Fabien Dubos : J'espère, enfin je pense que je serai à l'Elan, oui. J'aurais pu être en position de partir si je n'avais pas été blessé, mais là, je suis blessé, je n'ai pas joué pendant trois mois, j'ai envie de rester, je suis bien à l'Elan, il n'a jamais été question de partir, même si il y a eu des rumeurs à propos de Nancy, mais j'y reviendrais après. J'ai envie de faire une saison, je serai en fin de contrat la saison prochaine. Maintenant il faut que je discute avec le club, Pierre Seillant, le coach, il faudra voir, même si je suis sous contrat, s'ils veulent de moi la saison prochaine. A propos de Nancy ce quui s'est passé c'est qu'il y a un mec de nancy qui m'appelle, et me dit "est-ce que tu reviendrais à Nancy ?" Moi, j'ai gardé de très bons contacts avec Nancy et ça ne me dérangerai pas d'y revenir un jour. Et ça a été retranscrit "oui, il va aller à Nancy la saison prochaine." Mais, franchement, j'aime bien Nancy, mais j'aime encore plus Pau et la région, le club et je préfère être à Pau qu'à Nancy.

Prof : On sait que tu es lié familialement à la région. Est-ce que tu privilégies l'Elan pour la suite de ta carrière ou est-ce que tu es pro et ne regarde que le contrat?
Fabien Dubos : Oui, mais c'est aussi un buizzness. Un jour on est là et un jour on ne veut plus de nous, même si on est attaché à la région. Regarde dacoury à Limoges, ils l'ont viré comme un malpropre... pourtant il était resté 20 ans là. Moi je suis attaché ici, c'est clair, mais je ne me fais pas d'illusion, un jour Seillant me dira peut-être "on ne veut plus de toi". J'aimerais resté ici mais je ne serais pas le genre de mec à rester absolument ici, à n'importe quel prix. C'est un métier, on vit de ça pendant un certain temps, je ne suis pas dupemais il y a un peu de buziness aussi il faut y penser. Dans tous les sports on voit de moins en moins de mecs restés tout le temps au même endroit. J'adore le club et la région.

Prof : Etant copain avec Cyril, peux-tu faire pression sur lui pour qu'il resigne à l'Elan ?
Fabien Dubos : C'est vrai qu'il est en fin de contrat... Franchement je trouve qu'il fait une très bonne saison et sincèrement j'espère qu'il va rester, je m'entends bien avec lui, maintenant comme je viens de le dire, c'est le buziness, c'est à lui de voir s'il n'a pas d'autres propositions mais j'espère qu'il va rester.

Prof : L'équipe de France, tu as tiré un trait ou tu y penses encore ?
Fabien Dubos : On y pense toujours encore, j'espère y être mais pour l'instant je pense à retrouver ma forme et mon niveau. Si je reviens à mon niveau, je penserai à l'Equipe de France. Chaque chose en son temps.

Prof : As-tu un blocage avec le nouveau sélectionneur ?
Fabien Dubos : J'en n'ai pas parlé avec lui, mais c'est vrai que c'est délicat, j'ai du partir à Nancy parcequ'il ne voulait plus de moi, ça reste toujours derrière la tête, maintenant, s'il fait appel à moi, j'irais, je serais toujours fier de porter le maillot de l'Equipe de France. Il n'y a pas de soucis, il faut faire abstraction de certaines choses, Palmer a eu des problèmes avec Alain Weisz et il joue bien avec lui. Mais pour l'instant je pense d'abord à revenir à mon niveau de janvier.

Prof : On va donc passer à des questions un peu moins sérieuses maintenant. Qu'envisageras-tu pour la suite de ta carrière lorsque l'année prochaine, l'Elan aura ramené le sacre de l'Euroleague en béarn et que les Los Angeles Lakers te convoiteront (rester au club star d'Europe, fidèle et respectueux des gens ou partir au pays du coca et des bimbos gonflées au mcdo)?
Fabien Dubos : Si l'Elan gagne l'Euroleague, j'aurais donc gagné le Championnat de France, la Coupe de France, le Tournoi des As, la coupe Korac et l'Euroleague donc autant aller en NBA pour y gagner le titre (tout cela dit dans un grand sourire pour ne pas parler d'un éclat de rire) J'aimerai trop gagner l'Euroleague mais sincèrement je pense qu'il ne faut pas se leurrer, je ne pense pas qu'on ait les moyens et l'équipe pour gagner l'Euroleague. Je ne pense pas choquer quiconque en disant ça. Mais c'est un rêve, et ce serait vraiment énorme.

Prof : Peux-tu donner un coup de main aux cheers, durant ta réeducation, qui manque de porteurs pour leurs pyramides ?
Fabien Dubos : Oui, mais le problème, c'est que si je fais porteur dans les pyramides, je ne suis pas sur que mon genou tienne... et je vais me reblesser, donc, non je ne vais pas prendre le risque. C'est dommage car sinon je l'aurais bien fait. (ne voyez là aucune allusion au poids de certaines cheer, mais avec l'opération qu'il vient de subir Fabien a un genou très fragile ndlr.)

Prof : Quels sont les bruits de couloirs pour l'effectif de la saison prochaine et comment certains joueurs vivent cette première saison (Lukovski et Skelin) assez médiocre compte tenu des attentes et de leurs niveau ?
Fabien Dubos : Ce qui est paradoxal, c'est que nous les joueurs on ne nous dit rien. Encore une fois,le limogeage de Fred Sarre je l'ai appris par les journaux, les nouveaux joueurs arrivent on l'apprend par la presse. Le Président et le staff ne veulent pas trop nous le dire dans le sens où ils ont peur qu'on le répète. On n'est donc pas les mieux placés pour parler des bruits de couloirs. Pour Dragan, j'ai lu dans le Vert & Blanc, car on n'aime pas trop parler avec un joueur quand il est pas bien. On a tous des périodes où on est moins bons, lui ça a duré, il a essayé de se relancer en se donnant encore plus à l'entraînement, je savais qu'il allait rebondir. On est tous comme ça il y a des moments où on est en haut et d'autres où on est en bas, là il a rebondit, il retrouve un bon niveau. Pour Mate c'est pareil, il a eu une période irrégulière, ça n'a pas été facile pour lui de s'adapter et c'est pareil je trouve qu'il a fait de meilleurs matchs ces derniers temps. Quand tu es critiqué, tu le sais et c'est pas facile à gérer.

Prof : Enfin, une question que je dois poser en gardant mon sérieux: toi qui a eu 20/20 en math au bac ou pas loin je crois, mention très bien, (là Fabien précise qu'il a eu mention Bien et pas Très Bien) t'arrive t'il de penser que tu aurais pu sombrer et devenir prof de math si tu n'avais pas été doué aussi pour le basket ?
Fabien Dubos : Oui parceque... enfin pas vraiment sombrer puisque quand j'etais gosse c'était ce que je voulais faire ou du moins quelque chose dans les maths... Maintenant je ne sais pas ce que je ferais après ma carrière comme je l'ai dit tout à l'heure, l'avenir nous le dira...