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Après
Claude bergeaud, c'est au tour de Cyril julian de répondre
à vos questions.
Cet entretien
a eu lieu au Palais des Sports de Pau au lendemain de la
rencontre
E.B.P.O.- Le
Mans.
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Prof : Merci à
toi de bien vouloir répondre aux questions de nos
forumeurs, donc je vais les dire telles quelles ont été
posées sur le forum, et si tu souhaites ne pas y répondre
tu en as le droit. Cyril Julian : Pas de
problèmes pour moi.
Prof : Tu es plutôt
Doc Gynéco ou NTM? Cyril Julian :
Aucun des deux, j'aime pas le rap.
Prof : Si tu n'avais
pas été basketteur pro, tu aurais fait quoi ?
Cyril Julian : J'étais prêt
à entrer en BTS dans la filière informatique et
électrotechnique, je serais peut-être ingénieur
à l'heure actuelle.
Prof : Quel est le
premier match de basket auquel tu as assisté ? Cyril
Julian : Le premier match auquel j'ai assisté,
j'avais 5 ans, c'était un match amateur dans mon village.
Prof : Ton record de
points sur un match ? Cyril Julian :
70.
Prof : Tu pourrais
refuser une sélection en Equipe de France ? Cyril
Julian : Oui, cet été je ne
participerai pas aux premières qualifs de l'Euro. En fait,
ce n'est pas vraiment refuser mais plutôt donner du temps à
mon corps pour se reposer un peu. On est tellement sollicité
qu'il faut savoir faire la part des choses.
Prof : Cinq
qualificatifs pour te définir ? Cyril Julian
: Les gens disent que je suis généreux,
sur le terrain, que je suis combatif, têtu, je suis tignous
comme ils disent ici (prof
confirme ce terme typiquement béarnais qui convient à
la description précédente) Je suis un bon
père de famille, j'espère. Et amoureux de mon
sport, ça c'est clair.
Prof : Quel est le
plus beau cadeau qu'on t'ait offert ? Cyril Julian
:(il répond sans hésiter) Mes enfants, ma femme
qui m'a offert mes enfants.
Prof : Quel est le
dernier CD que tu aies acheté ? Cyril Julian
: Alors l'amateur de NTM va pas être content,
le live de Linkin Park.
Prof : L'hiver à
Pau, c'est de la rigolade à côté de Nancy?
Cyril Julian : oui, vraiment oui.
Prof : Quels sont
tes sentiments sur la qualité de vie à Nancy et à
pau? Cyril Julian : C'est complètement
différent, c'est deux vies différentes. J'ai un
attachement pour Nancy, car j'y ai vécu pas mal de temps
et c'est deux mentalités, deux façons d'apréhender
les choses et de voir la vie différentes. On ne peut pas
juger puisque les gens n'appréhendent pas les choses de la
même manière.
Prof : Quel est
le meilleur joueur avec qui tu ais joué depuis le début
de ta carrière? Cyril Julian : A
part Derrick Lewis, parce que c'est un ami, Laurent Sciarra.
Prof : Et le
meilleur coach que tu ais eu depuis le début de ta
carrière? Cyril Julian : Doebbels,
avec Veyrat en fait on peut en parler une fois qu'on n'est plus
avec eux. De voir ce qu'ils ont pu m'apporter. Je pense que ce
sont ceux qui m'ont le plus apporter. Peut-être qu'en
partant d'ici je dirais que Frédéric sarre m'a
apporter dans mon cursus. Mais pour l'instant je n'ai pas le
recul nécessaire.
Prof
: Quand on est fils de policier, comme toi, c'est pas trop dur
d'avoir une hygiène de vie saine de sportif de haut niveau
? Cyril Julian : Je ne vois pas le rapport
là...
Prof
: Est-ce que Philippe Hervé t'as exposé son Projet
de Jeu lorsque tu as eu des contacts avec l'ASVEL? Cyril
Julian : Oui.
Prof
: Est-ce-que ça a été une motivation
suplémentaire pour signer à Pau ? Cyril
Julian : Non, pas du tout, c'était un choix pour
eux, ils ne pensaient pas que je serais rétabli assez
rapidement pour pouvoir m'intégrer dans leur effectif, ils
ont eu tort, maintenant ils en paient les frais.
Prof
: Que penses-tu de tes réactions à chaud, est-ce
que tu en regrettes ou pas ? Cyril Julian
: Jamais, je penses qu'avant de les dire je pèse mes mots,
même si elles ont l'air violentes comme ça.
Prof
: As-tu autant de fans à Pau qu'à Nancy ? Cyril
Julian : Non, enfin je ne penses pas, je ne connais pas
l'étendue de ma popularité ici, mais à Nancy
je suis l'équivalent de Michel Platini.
Prof
: T'arrive-t-il de retrouver d'ancien(nes) fans à Pau ?
Cyril Julian : Il y a des fans de Nancy
qui viennent exprès pour les matchs à Pau pour me
voir jouer.
Prof
: Et comment tu ressens les retours à Nancy pour les
matchs ? Cyril Julian : C'est sympa de
retourner là-bas, il n'y a plus trop la pression que je
pouvais avoir par le passé c'est un régal de
retrouver une communion avec le public, parcequ'ils sont toujours
sympa avec moi.
Prof
: Si tu avais la possibilité de changer quelque chose dans
le jeu de l'équipe de cette année, que
changerais-tu ? Cyril Julian : Rien, je
trouve que ça fonctionne bien
Prof
: Pourquoi as-tu fait du basket alors que tu viens d'un pays de
rugby ? Cyril Julian : Parce que dans mon
village il n'y avait qu'une équipe de foot et une équipe
de basket. Et mon gabarit n'était pas approprié
pour faire du foot.
Prof
: As-tu songé à jouer au rugby ? Cyril
Julian : Oui, j'y ai pensé, j'ai même pensé
arrêter ma carrière professionnelle pour faire du
rugby.
Prof
: Y-a-t-il des liens ou des amitiés entre les sportifs
palois ? Entraînements, pré-saison, soirées ?
Cyril Julian : Je connais Jean-Charles
Sistacq de la section, sur Nancy, c'était plus simple, je
connaissais plus de monde. Des fois, on aimerait avoir des
contacts avec les autres sports, mais avec nos calendriers c'est
difficile d'entretenir des relations.
Prof
: A propos de l'équipe de France et de l'Euro Suédois,
comment analyses-tu ce qui s'est passé après le
match de la Lituanie ? Cyril Julian : Je
dirais la même chose que j'ai dite après le match,
il y en a qui n'avaient pas pesé la valeur de ce match qui
était qualificatif pour les J.O. Et qui avaient terminé
leur parcours avec les bleus la veille. Si on n'avait pas perdu
la Lituanie on aurait été Champions d'Europe mais
ce n'est pas une raison pour avoir foutu en l'air le match de la
troisième place.
Prof
: Qu'a-t-il manqué à cette équipe pour aller
au bout ? Cyril Julian : Un peu plus de
confiance en nous, sur le match de la Lituanie.
Prof
: Et ton avenir en équipe de France tu le vois comment ?
Cyril Julian : J'espère tenir
jusqu'à 2006, et les championnats du Monde à Tokyo.
Prof
: As-tu une préférence pour le futur entraîneur
de l'Equipe de France ? Cyril Julian :
Claude Bergeaud, ça pourrait être sympa.
Prof
: Envisages-tu de faire une troisième saison ici ? Cyril
Julian : C'est prématuré pour l'instant,
je ne sais pas ce que eux vont me proposer, est-ce qu'ils sont
intéressés pour que je reste. Je sais que je suis
en fin de contrat et on verra bien ce qui va arriver.
Prof
: Donc ta décision n'est pas encore prise... Cyril
Julian : Non, pas du tout
Prof
: Si tu partais à l'étranger, serais-tu prêt
à jouer dans un club qui ne participe pas à
l'Euroleague ? Cyril Julian : Oui.
Prof
: Si tu partais à l'étranger, aurait-on une chance
de te revoir en France et même sous les couleurs de Nancy ?
Cyril Julian : Oui aux deux questions.
Prof
: Au niveau de l'Elan Béarnais, comment te trouves-tu dans
cette équipe ? Cyril Julian : Ca
va, je me sens bien pour l'instant, j'ai un rôle important,
j'aime bien avoir un poste à responsabilité, c'est
le cas pour l'instant donc je suis ravi.
Prof
: Quel est ton avis sur le début de saison ? Cyril
Julian : Je penses qu'on mériterait de gagner un
peu plus en Euroleague mais pour l'instant on apprend au fil des
matchs. Le match de l'AEK nous a bien servi et on va continuer à
bosser dans ce sens.
Prof
: Quelles sont tes premières impressions sur Petro ?
Cyril Julian : C'est un futur grand, un
futur très grand. Il faut qu'il arrive à se le
mettre en tête et une fois que ce sera fait ça ira
très bien.
Prof
: Tu as l'air déjà affuté en ce début
de saison alors que Laurent Foirest a semblé marquer le
pas physiquement. Est-ce vraiment l'air des Pyrénées
qui te va à ravir ou crains-tu un gros coup de fatigue à
venir ? Cyril Julian : Je ne penses pas,
je n'ai jamais eu de gros coup de barre, j'arrive à avoir
une hygiène de vie assez saine pour éviter un coup
de barre, j'essaie de rester sur un niveau constant, je ne penses
pas que je vais baisser, j'espère même que je vais
augmenter.
Prof
: Est-ce que tu suis un peu les aventures de Bobo et Mike en NBA
? Cyril Julian : Oui, j'ai des contacts
assez réguliers avec eux, sur Internet.
Prof
: A l'issue du match contre Bourg tu avais déclaré
que le championnat de France manquait d'intérêt et
pénalisait votre préparation à l'Euroleague.
Après la défaite à Limoges le trouves-tu
plus stimulant ? Cyril Julian : non, je
penses que les absences de Dragan et Laurent ont considérablement
pesé dans la balance du match, en plus eux avaient un
impératif de victoire. Je pense que le niveau reste
relativement bas, c'est sur qu'en tenant ce genre de propos, si
on perd un match ça remet pas tout en questions non plus.
Ce n'est pas parcequ'on va perdre un ou deux matchs dans l'année
que les déclarations passées vont devenir
obsolètes. Je pense que quand on prépare
l'Euroleague et qu'on joue des matchs de niveau plusq faible, ça
ne nous aide pas à préparer des gros matchs comme
Barcelone. Mais ça n'empèche que certaines équipes
ont de la valeur.
Prof
: Est-ce que tu peux nous faire un petit comparatif des trois
clubs que tu as connu, Nancy, Paris et Pau ? Cyril
Julian : Nancy c'est un club extrèmement
familial, le président c'est un peu le papa de tout le
monde, qui essaie que tout le monde soit le mieux possible, qu'il
n'y ait pas de conflit, il cherche à tout arranger à
l'amiable. Nancy avait des objectifs très modestes, ils
cherchaient à être en play-off et à briller
un peu en Europe, sans vouloir tout casser. Ils voulaient montrer
qu'ils étaient là et qu'ils pouvaient être
des outsiders un petit peu important. Même l'année
où on a gagné la Korac, on aurait pu être
plus dangereux pour tous les clubs qu'il y avait autour. Mais le
cinq majeur s'est blessé et je pense qu'on aurait pu faire
des dégats. Paris, c'était aux antipodes d'un club
familial, c'était vraiment l'usine à jouer,
heureusement qu'il y avait Chales Biétry, Doebbels Sciarra
et moi pour tenir les rênes, sinon je crois que ce serait
parti en sucette, c'était un club qui avait beaucoup
d'ambitions, qui venait d'être champions de France et
pouvait se prévaloir d'un palmarès et pouvait le
défendre, chose qu'on a pas réussi à faire
parcequ'on n'en a pas eu les moyens. Pau, c'est l'armada, c'est
un hara de concours, les plus beaux chevaux sont là, et on
a un impératif de victoire, de gagner quelque chose. On ne
vient pas à Pau pour faire une saison de dillétante,
on vient à Pau pour gagner, pour avoir des titres. C'est
ce que j'ai fait l'année dernière, on a tout gagné,
cette année, j'espère faire aussi bien, en ayant la
possibilité d'accrocher le Top 16 à notre tableau,
ça serait vraiment super. Tu viens pas ici pour regarder
les mouches, il y a énormément de travail, et
chaque match est une guerre, ça me convient bien, parce
que, j'aime bien me livrer.
Prof
: Pierre Seillant est-il un président différent de
ceux que tu as connu dans le basket français ? Cyril
Julian : Il est très proche des joueurs, il est
différent de celui de Paris puisque Biétry
s'occupait aussi du foot, donc il était moins présent.
Je le compare un peu à Jean Jacques Eisenbach, avec les
moyens en plus. Si nancy, avec le président Eisenbach
avait des moyens, il serait à la hauteur d'un club comme
Pau.
Prof
: Enfin, à propos d'Internet, tu nous as dit que tu
l'utilisait, connaissais-tu le site www.pau-orthez.com
? Cyril Julian : Non, je ne le connaissais
pas, je connais le site officiel mais je ne savais pas qu'il
existait un site « parallèle »
Sur
ces paroles, prof lui donne l'adresse du site et lui demande s'il
voudrait bien nous faire un petit coucou Cyril
Julian : Je viendrais voir les réactions à
cette interview.
Prof
: Tu pourras laisser un message sur le forum, où en ce
moment il y a des échanges après la blessure
d'Amara Sy, il y a notamment des gens du Mans, qui ne sont pas
toujours bien intentionné... Cyril Julian
: Oui moi je sais que mon geste n'était pas intentionné,
je jouais le ballon, ça a été prouvé
par la vidéo ç'a été dit par Vincent
Collet qui me connait de par l'Equipe de France. J'ai pas une
réputation de quelqu'un qui cherche à faire mal. Je
suis dur c'est vrai mais bon, pas au point de chercher à
blesser volontairement quelqu'un. Je viens d'appeler Amara, je
lui ai laisser un message sur sa boîte vocale, le club lui
a envoyé un fax. Personnellement ça m'ennuie plus
qu'autre chose. C'est sur qu'il y aura toujours des gens pour
dire des choses pas très sympas. Mais on ne peut pas les
empêcher de parler et j'espère que ceux qui ont un
peu plus de jugeotte comprendront que ce n'est pas un geste
délibéré.
Voilà,
cette interview se termine, nous attendons vos réactions
soit sur le site ou sur le forum, puisque Cyril viendra les lire,
je vous tiendrais au courant.
Prof.
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